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Niger : l'exportation de l'essence super et du gasoil interdite selon un arrêté.

Sur le fond, l'article premier est sans ambiguïté : l'exportation de ces deux carburants est interdite. Il précise en outre que la production nationale de gasoil et d'essence super assure en priorité l'approvisionnement du marché national.

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Par la rédaction d'ACOPA · Publié le 19 octobre 2026

Un arrêté du ministre du Commerce et de l'Industrie, daté du 12 octobre 2026, interdit la sortie du territoire de l'essence super et du gasoil. La mesure fait suite à l'insuffisance d'hydrocarbures dans les stations et vise à favoriser la consommation locale.

Le marché national d'abord

C'est une décision aux effets directs sur le secteur pétrolier. Par un arrêté du 12 octobre 2026, le Ministère du Commerce et de l'Industrie interdit l'exportation de l'essence super et du gasoil au Niger. Le texte, signé du ministre Abdoulaye Seydou, porte le visa du ministre du Pétrole. Cette interdiction fait en effet suite à l'insuffisance d'hydrocarbures constatée dans les stations. Elle vise ainsi à favoriser la consommation locale.

Sur le fond, l'article premier est sans ambiguïté : l'exportation de ces deux carburants est interdite. Il précise en outre que la production nationale de gasoil et d'essence super assure en priorité l'approvisionnement du marché national.

Une exception sous autorisation spéciale

Cette interdiction n'est toutefois pas absolue : le texte prévoit une porte de sortie. En cas de surplus de production, la vente à l'exportation par la SONIDEP et la SORAZ pourra avoir lieu, mais elle fera l'objet d'une autorisation spéciale du ministre chargé du Commerce. Autrement dit, aucune exportation n'est possible sans feu vert ministériel, et seulement lorsque les besoins du pays sont couverts.

Qui contrôlera, et comment

Pour faire appliquer cette règle, l'article 2 désigne les acteurs chargés de la contrôler : les agents du Ministère du Commerce et de l'Industrie, les agents des Douanes et les Forces de Défense et de Sécurité. Ils sont ainsi habilités à constater et à réprimer les infractions aux dispositions de l'arrêté, conformément aux textes en vigueur.

Par ailleurs, l'article 3 abroge toutes les dispositions antérieures contraires. Enfin, l'article 4 charge les secrétaires généraux des ministères du Commerce et de l'Industrie, du Pétrole, de l'Économie et des Finances, de l'Intérieur et de la Sécurité publique et de l'Administration du Territoire, et de la Défense nationale de son exécution. Il prévoit sa publication au Journal officiel de la République du Niger.

Un cadre juridique rappelé

Sur le plan juridique, l'arrêté s'appuie sur plusieurs textes. Parmi eux figurent la Charte de la Refondation promulguée le 26 mars 2025, l'ordonnance du 28 juillet 2023 créant le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, ainsi que les lois de 2015 et 2019 sur la protection des consommateurs, les infractions et leurs sanctions, et la concurrence. Il cite aussi le décret de 1990 portant libéralisation de l'importation et de l'exportation de marchandises, et le décret du 26 janvier 2026 portant réaménagement du Gouvernement.

En attendant, notre rédaction reste attentive aux suites de cette décision et ne manquera pas de vous informer de toute autre information officielle.

La rédaction 


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