Niger / Sports : Des nouvelles règles qui changent l'identité de la lutte traditionnelle.
Les règles énoncées ci-après doivent être connues, admises et respectées par tous. Elles exigent des lutteurs la pratique du Kokowa dans l'honnêteté et le fair-play.
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REPUBLIQUE DU NIGER
Fraternité - Travail - Progrès
Ministère de la Jeunesse des Sports et de la Culture
SECRETARIAT GENERAL
COMITE DE RELECTURE DU CODE DU SABRE NATIONAL
PROJET DU CODE DU SABRE NATIONAL KOKOWA
Septembre 2026
Préambule
Comme toutes les disciplines sportives, le Kokowa obéit à des règles qui constituent la « LOI DU JEU » et définissent sa pratique.
L'objectif est de terrasser l'adversaire ou de le vaincre par décision du corps arbitral.
Le présent règlement s'applique aux compétitions du sabre national KOKOWA organisées au Niger par le Ministère en charge des sports avec l'appui technique de la Fédération Nigérienne de Luttes (FENI-LUTTES).
Les règles énoncées ci-après doivent être connues, admises et respectées par tous. Elles exigent des lutteurs la pratique du Kokowa dans l'honnêteté et le fair-play.
CHAPITRE PREMIER : RÈGLES GÉNÉRALES
Article premier : La finalité et les objectifs
Finalité :
Le sabre national vise à renforcer l'unité nationale et la cohésion sociale à travers la valorisation d'un patrimoine commun.
Objectifs :
Promouvoir le patriotisme et le sentiment d'appartenance à une même communauté.
Développer la solidarité entre les communautés.
Promouvoir la paix, la discipline, le travail, le fair-play et le respect des règles établies.
Renforcer et faire rayonner notre identité culturelle.
Promouvoir les valeurs culturelles nigériennes.
Sauvegarder le patrimoine culturel du Kokowa.
Offrir aux publics nigériens un moment privilégié de distraction.
Renforcer l'éducation, la santé.
Développer l'excellence et la performance sportive des lutteurs.
Soutenir l'insertion socioprofessionnelle des lutteurs.
Renforcer l'intégration du Sabre national dans le tissu socio-économique du Niger.
Contribuer à la professionnalisation de l'élite du Kokowa.
Rentabiliser le Sabre National Kokowa.
Article 2 : Objet
Le présent code a pour objet de définir les règles propres au sabre national Kokowa tout en sauvegardant son caractère culturel. À ce titre :
Il définit et précise les conditions pratiques et techniques dans lesquelles doit se dérouler l'organisation des compétitions et des combats.
Il fixe les fonctions des officiels.
Il définit les interdictions et les sanctions.
II fixe les modalités de classement.
Il définit les prix et récompenses.
Il fixe la composition des délégations.
Article 3 : Interprétation
S'il y a lieu, l'interprétation des dispositions du présent code de l'organisation du sabre national Kokowa relève de la compétence des Commissions des Statuts et Règlement, de discipline de la FENI-LUTTES et des organes du comité national d'organisation créés à cet effet.
Article 4 : Champ d'application
Le présent code du sabre national Kokowa peut s'appliquer à toutes autres compétitions organisées sous l'égide de la Fédération Nigérienne de Luttes (FENI-LUTTES) ou en inspirer les règlements spécifiques.
Article 5 : Définition
Le Kokowa est un sport de combat dont l'objectif est de terrasser l'adversaire ou de le vaincre par décision du corps arbitral
Le Kokowa appelle l'utilisation active des bras et/ou des jambes sur le corps de l'adversaire dans les actions offensives et défensives.
Le Kokowa se pratique en position debout. À cet effet, toute action entreprise après la chute ferme au sol est proscrite.
Article 6 : Le rituel
C'est un ensemble de pratiques propres à chaque lutteur au moyen de battement de tambours, de tam-tams, de louanges de griots et des incantations.
Le rituel de chaque lutteur est accepté selon sa tradition, dans le respect des règles en vigueur.
CHAPITRE II : L'ARÈNE
Article 7 : Les composantes
Les compétitions du Sabre National Kokowa se déroulent dans une arène qui comporte :
Les gradins et tribunes, réservés aux spectateurs ;
L'aire de combat, réservée aux lutteurs et aux arbitres ;
Les vestiaires ;
Le salon d'honneur ;
La salle de transmission ;
La salle des arbitres ;
Le poste de sécurité ;
L'espace réservé aux lutteurs en compétition ;
La cabine de presse, réservée à la presse ;
L'espace réservé à la table technique ;
La salle de soins ;
La salle de contrôle antidopage ;
Les sanitaires ;
La zone de parade ;
L'espace réservé au chanteur national (SOGOLO).
Toutes ces composantes contribuent à la bonne organisation des compétitions.
Article 8 : Plateau de compétition
Le plateau de compétition est de forme circulaire. Il doit avoir au minimum quinze (15) mètres de diamètre et au maximum vingt (20) mètres. Il comporte une zone de protection et une zone de combat. La zone de protection est une bande de 1,50 m de largeur limitée à l'intérieur par des sacs et à l'extérieur par des cordes soutenues par des piquets.
La zone de combat est recouverte d'un matériau amortissant, de préférence du sable propre et en quantité suffisante.
CHAPITRE III : LE LUTTEUR
Article 9 : Qualification du lutteur
Pour être qualifié au sabre national Kokowa, chaque lutteur doit :
Avoir au minimum 18 ans révolus au moment de la compétition ;
Être inscrit sur la liste d'engagement présentée par sa délégation ;
Ne pas faire l'objet de suspension ou de radiation, prévues aux articles 22 et 23 du présent code et les textes de la Fédération Nigérienne de Luttes.
En outre, il doit présenter les pièces ci-après :
Un certificat de nationalité nigérienne ;
Une carte d'identité nationale ou un passeport en cours de validité ;
Une licence sportive de l'année en cours délivrée par la Fédération Nigérienne de Luttes (FENI-LUTTES) ;
Un certificat médical, datant de moins de trois (3) mois, délivré par un médecin conformément à la fiche élaborée à cet effet.
Ces pièces doivent parvenir à la FENI-LUTTES au moins sept (7) jours avant la date de l'ouverture du Sabre National Kokowa, accompagnées d'un bordereau d'envoi.
Article 10 : La tenue du lutteur
Le lutteur doit obligatoirement se présenter dans l'aire de combat en « walki et bantché » ou toute autre tenue de Kokowa du terroir.
Le lutteur se présente torse nu, ongles des doigts et des orteils coupés très courts.
Le port d'objets susceptibles de blesser le lutteur ou son adversaire (bague, bracelet, colliers métalliques, etc.) ; l'usage de matières glissantes et/ou éblouissantes est formellement interdit au cours du combat.
Article 11 : Transfert des lutteurs
Tout transfert doit faire l'objet d'une notification par écrit du lutteur à sa ligue, avec ampliation au Bureau Exécutif de la FENI-LUTTES.
Les lutteurs disposent d'une période de trois (3) mois, à compter de la fin du dernier Sabre National, pour effectuer un transfert sans l'autorisation préalable de leurs ligues.
Passé ce délai, tout transfert de lutteur ne peut s'effectuer qu'avec l'autorisation préalable de la ligue à laquelle il appartient.
Toutefois, après les éliminatoires régionales, les lutteurs non sélectionnés par une région sont libres de s'engager dans les équipes des autres régions.
CHAPITRE IV : LES OFFICIELS TECHNIQUES
Article 12 : Les membres de la Table Technique
La table technique est composée de cinq (5) membres :
Le Directeur Technique National ;
Le Représentant du Ministère en charge des Sports ;
Le chronométreur ;
Le médecin ;
Le marqueur.
Article 13 : Missions des membres de la Table Technique
Les membres de la table technique ont pour mission de :
Enregistrer les lutteurs ;
Vérifier la conformité de la qualification des lutteurs ;
Assurer le bon déroulement des combats pendant toute la durée du Sabre National ;
Noter l'heure d'arrivée des lutteurs sur la fiche technique ;
Chronométrer le temps des combats conformément aux dispositions du Code ;
Annoncer et porter les résultats des combats et les sanctions sur la feuille de rencontre et sur le tableau de marquage ;
Faire le point des rencontres de la journée en présence des entraîneurs régionaux et du Secrétaire Général de la FENI-LUTTES ;
Assister médicalement les lutteurs et les officiels techniques de l'aire de combat ;
Assurer le tirage au sort ;
Recevoir les réserves et les réclamations.
Article 14 : Les rôles des membres de la Table Technique
Le Président :
Le Directeur Technique National préside et coordonne toutes les activités de la table technique et veille à la stricte application du Code. À cet effet :
Il coordonne les travaux du marqueur et du chronométreur ;
Il tient la feuille de rencontre ;
Il vérifie la conformité de la désignation des arbitres aux textes en vigueur ;
Il informe l'arbitre et le public par micro de la fin du temps réglementaire ;
Il annonce les sanctions des lutteurs et des entraîneurs en cas de manquement.
Le Représentant du Ministère :
Il assiste le président de la table technique dans l'exécution de ses tâches.
Le Médecin :
Il assiste médicalement les lutteurs et les officiels techniques dans l'aire de combat. À ce titre :
Il s'assure de la présence obligatoire de secouristes et d'au moins une ambulance dans l'enceinte de l'arène ;
Il veille sur l'état général de santé des lutteurs et officiels techniques de l'aire de combat ;
Il examine et administre les premiers soins aux combattants en cas de blessures ou malaises sur demande de l'arbitre central et statue sur sa capacité à poursuivre ou non le combat ;
Il dispose de deux (2) minutes au maximum pour prendre sa décision et la faire connaître impérativement à l'arbitre ;
L'arbitre peut autoriser une minute supplémentaire au médecin en fonction de la situation clinique ;
Il peut être assisté d'un autre médecin et de secouristes présents autour de l'aire de combat ;
Si la situation clinique du combattant nécessite des moyens d'investigations complémentaires pour décider de l'aptitude quant à la poursuite du combat dans le temps imparti, il doit en informer l'arbitre qui met fin au combat, privilégiant ainsi la santé du blessé ; le lutteur blessé est déclaré forfait.
L'entraîneur du lutteur blessé ne peut en aucun cas contester la décision médicale qui est sans appel.
Le Chronométreur :
Il est le responsable de la gestion du temps des combats ;
Il relève les temps des pauses ;
Il annonce le temps restant du combat à 2 minutes avant la fin du temps réglementaire et toutes les 30 secondes ;
Il annonce la fin du temps réglementaire.
Le Marqueur :
Il inscrit de façon lisible tous les résultats des combats sur le tableau de marquage.
Article 15 : Le Corps Arbitral
Le corps arbitral a pour mission la gestion de tous les combats du Sabre National Kokowa.
Pour officier au Sabre National Kokowa, l'arbitre doit avoir un âge compris entre vingt et un (21) et cinquante (50) ans et présenter un certificat médical datant de moins de trois (3) mois. Pour chaque combat, l'arbitrage est assuré par trois (3) arbitres :
Un (1) arbitre central ;
Deux (2) juge-arbitres munis chacun de trois fanions dont deux (Orange et Vert) correspondant aux couleurs distinctives des deux ceintures des lutteurs et un blanc pour interpeler l'arbitre central au besoin.
Ils sont vêtus d'une tenue blanche, composée :
D'un boubou col rond, hauteur mi-cuisse, manche trois quarts ;
D'un pantalon ;
D'une paire de chaussures fermées.
L'Arbitre Central :
Il annonce le début et la fin du combat par un coup de sifflet ;
Il est responsable du déroulement régulier du combat ;
Il travaille en rapport avec la table technique et les juges-arbitres ;
Il rappelle à l'ordre tout lutteur passif (refus de combat, fuite, etc.) ;
Il inflige les sanctions (avertissements et disqualification) ;
Il proclame la victoire en soulevant le bras du lutteur vainqueur ;
Il doit obliger les lutteurs à rester dans l'aire de combat jusqu'à l'annonce du résultat.
Les Juges-arbitres :
Ils assistent l'arbitre central dans ses fonctions ;
Ils signalent à l'arbitre central les fautes commises par un lutteur, en agitant le fanion correspondant à la couleur de la ceinture du lutteur fautif de façon très visible ;
Ils aident l'arbitre central pour la prise de la décision finale.
CHAPITRE V : L'ENCADREMENT TECHNIQUE DES LUTTEURS
Article 16 : Les Entraîneurs
Les lutteurs sont accompagnés par leur entraîneur assisté d'un adjoint. Ils sont responsables de l'encadrement de leurs lutteurs pendant le déroulement de la compétition.
Ils sont nommément inscrits sur la fiche d'engagement.
Ils assistent leurs lutteurs durant le combat et doivent être derrière la corde sans pour autant la toucher. Pendant le combat, il leur est strictement interdit de :
S'approcher de la table technique sauf pour des réclamations ;
Pénétrer dans l'aire de combat, sauf sur autorisation de l'Arbitre ;
Poser tout acte de nature à nuire au bon déroulement de la compétition.
En cas de réclamation, l'entraîneur ou son adjoint doit immédiatement faire notification verbale à la Table Technique et déposer un texte de confirmation dans les cinq (5) minutes qui suivent.
CHAPITRE VI : LES RÈGLES DE COMBAT
Article 17 : Le Rituel
Le rituel est un ensemble de pratiques spirituelles propres à chaque lutteur.
Le combat ne commence qu'à la fin du rituel des lutteurs avec le coup de sifflet de l'arbitre et ne dure pas plus de deux (2) minutes chrono.
Article 18 : Les Interdits
Toutes les prises sur le corps de l'adversaire ainsi que les faits et gestes tendant à faire mal sont interdits, notamment :
Les étranglements ;
Les prises de colliers ;
La torsion de bras, de poignets, de chevilles, de doigts, d'orteils et du cou ;
Les pincements ;
Les saisies des cheveux, des oreilles ;
L'introduction des doigts dans les yeux, le nez, les oreilles ;
Les morsures ;
Les coups de poing, de pied, de coude, de tête, de genou ;
Les crachats sur l'adversaire ;
Les jets délibérés de sable sur le visage de l'adversaire ;
Les saisies du « walki », du « Bantché » ou de la culotte de l'adversaire ;
Les saisies de moins de quatre doigts ;
L'arrachement des gris-gris de l'adversaire ;
Les insultes, agressions physiques et propos grossiers à l'endroit d'un officiel, d'un adversaire ou du public ;
La sortie de l'aire de combat sans autorisation de l'arbitre ;
Le don de la victoire avant le combat ;
La prise des produits proscrits par la loi ;
L'utilisation sur le corps de pommade ou autres produits gluants et glissants ;
Le refus d'obtempérer aux coups de sifflet de l'arbitre ;
La saisie des parties génitales.
CHAPITRE VII : LES SANCTIONS CONTRE LE LUTTEUR
Les arbitres doivent se munir de fanions ou brassards orange et vert avec une gestuelle conventionnelle pour notifier la nature des sanctions commises.
Article 19 : Avertissement
Il est prononcé par l'arbitre à l'encontre d'un lutteur dans les cas suivants :
Le pincement de son adversaire ;
Le refus délibéré de combat ;
La saisie répétitive du walki, du « bantché » ou de la culotte de son adversaire ;
La saisie de moins de quatre (4) doigts après notifications ;
La prise de colliers ;
La torsion de bras, de poignet, de cheville, de doigt, d'orteil et du cou ;
La saisie de cheveux et de l'oreille ;
L'introduction délibérée des doigts dans les yeux, le nez, les oreilles ;
La tape, le coup de pied, de coude, de tête, de genou ;
L'arrachement délibéré d'amulettes de l'adversaire ;
La fuite délibérée vers les sacs ;
La sortie délibérée de l'aire de combat sans l'autorisation de l'arbitre ;
Le refus d'obtempérer aux coups de sifflet de l'arbitre ;
Le refus de répondre deux (2) minutes après l'appel pour le tirage au sort ou pour le combat.
L'avertissement est signalé à la table technique et est inscrit sur la feuille de rencontre. Il peut, selon le cas, être précédé par deux (2) avertissements verbaux.
Article 20 : Disqualification
Elle intervient après trois avertissements sur décision de l'arbitre ou sur rappel de la table technique qui tient le décompte des avertissements. La disqualification d'un lutteur est prononcée sur décision de l'arbitre central et portée à la connaissance du public par la table technique.
Le lutteur disqualifié ne peut poursuivre la compétition. Elle intervient aussi lorsque le lutteur commet délibérément les fautes ci-après :
Le crachat sur l'adversaire ;
Le jet de sable sur le visage de l'adversaire ;
L'étranglement de l'adversaire ;
L'insulte, les propos et les gestes irrespectueux à l'égard d'un officiel (agression verbale) ;
La morsure ;
Le coup de poing délibéré ;
La saisie des parties génitales ;
Le refus de répondre deux minutes après l'appel pour le tirage au sort ou pour le combat.
Le lutteur ayant fait l'objet d'une disqualification ne peut poursuivre la compétition du Sabre National, sans préjudice des sanctions disciplinaires.
Article 21 : Suspension
Elle intervient :
Quand un lutteur donne volontairement une victoire avant le combat ;
Quand un lutteur agresse physiquement un adversaire, un officiel ou un dirigeant ;
Quand un lutteur fait recours à des substances ou méthodes interdites par le code mondial antidopage dûment constaté.
La suspension relève de la compétence de la table technique.
Dans le cas où un lutteur donne volontairement une victoire avant le combat, le lutteur fautif est suspendu.
Il est exclu des compétitions nationales et internationales pour une durée d'un (1) an et ne peut prendre part au prochain Sabre National Kokowa.
Le lutteur fautif est suspendu sans préjudice des sanctions disciplinaires.
Article 22 : Radiation
Elle intervient :
Après trois (3) suspensions ;
Suite à un acte de nature à menacer la cohésion sociale et l'unité nationale ;
Suite à une agression physique aggravée.
Le lutteur est exclu de la compétition par la table technique.
La radiation est prononcée sur rapport de la table technique au Bureau Exécutif de la FENI-LUTTES sous réserve d'approbation par la prochaine Assemblée Générale.
Article 23 : La réserve et la réclamation
La réserve est portée avant la rencontre. Elle porte sur la qualification du lutteur.
La réclamation porte sur l'application des règles du code au cours des combats.
La réserve et la réclamation sont formulées par écrit par l'entraîneur plaignant et consignées par le Président de la table technique sur la feuille de rencontre en présence de l'entraîneur du lutteur adverse et de l'arbitre central.
Pour être recevables, elles doivent être accompagnées d'une caution non remboursable de cent mille (100 000) francs CFA.
Article 24 : La Victoire
La victoire est obtenue quand l'adversaire se retrouve dans les positions suivantes :
Sur le dos ;
La tête (touche le sol) ;
Sur les fessiers ;
Le ventre ;
Le flanc ;
Deux genoux ;
Deux coudes ;
Un genou et un coude ;
Le ventre en l'air avec appui sur les deux mains.
La victoire s'obtient également dans les cas suivants :
Trois (3) avertissements infligés à l'adversaire ;
La disqualification de l'adversaire ;
La suspension de l'adversaire ;
L'abandon de l'adversaire sur décision de l'arbitre après avis du médecin ;
L'adversaire qui a eu moins d'avertissements au terme du temps réglementaire.
Article 25 : Chute sur sacs
Toute action qui débute dans l'aire de combat et qui se termine par une chute sur le sac est validée.
Article 26 : Chute simultanée
Lorsque deux lutteurs tombent simultanément et que le corps arbitral ne peut déterminer le vainqueur, l'action est nulle et le combat est repris immédiatement.
CHAPITRE VIII : DISPOSITIONS DISCIPLINAIRES PENDANT LE DÉROULEMENT DES COMPÉTITIONS
Les sanctions ci-dessous s'appliquent à tous les acteurs impliqués dans l'organisation du sabre national Kokowa.
Article 27 : Sanctions contre les lutteurs
Tout lutteur qui arrive 30 minutes après l'heure de la convocation dans l'arène sans justification valable est sanctionné par la table technique d'une amende de vingt-cinq mille (25 000) francs CFA.
Tout lutteur qui signe forfait ne peut poursuivre la compétition, sans préjudice de sanctions prévues.
Article 28 : Sanctions contre l'entraîneur
L'entraîneur peut faire l'objet des sanctions suivantes pour des fautes commises pendant le déroulement des combats du Sabre national Kokowa :
Avertissement :
L'entrée dans l'aire de combat sans autorisation de l'arbitre ;
Le refus d'obtempérer aux consignes de la table technique ou de l'arbitre.
Suspension :
Après trois (3) avertissements ;
Les comportements ou propos irrespectueux à l'endroit des officiels techniques, des dirigeants, des encadreurs, de la presse, du public.
Radiation :
Après trois (3) suspensions ;
Propos injurieux et agression physique à l'endroit des officiels techniques, la presse, les encadreurs techniques, les dirigeants, le public ;
Incitation des lutteurs à la révolte ou à la violence.
Ces décisions sont immédiatement exécutoires. Les sanctions sont infligées par la table technique.
Article 29 : Sanctions contre les dirigeants des structures de la FENI-LUTTES
Sans préjudice des sanctions prévues par les statuts et le règlement intérieur de la FENI-LUTTES, les membres du Bureau Exécutif de la FENI-LUTTES, des ligues, des districts et des clubs qui se rendent coupables d'actes susceptibles de provoquer des perturbations dans le déroulement de la compétition encourent les sanctions ci-après :
Avertissement :
L'entrée dans l'aire de combat sans autorisation de l'arbitre ;
Le refus d'obtempérer aux consignes de la table technique ou de l'arbitre.
Suspension :
Après trois (3) avertissements ;
Les comportements ou propos irrespectueux à l'endroit des officiels techniques, des dirigeants, des encadreurs, de la presse, du public.
Radiation :
Après trois (3) suspensions ;
Propos injurieux et agression physique à l'endroit des officiels techniques, la presse, les encadreurs techniques, les dirigeants, le public ;
Incitation des lutteurs à la révolte ou à la violence.
Ces sanctions sont prononcées par le Comité Ad 'hoc.
Article 30 : Sanctions contre les arbitres
Sans préjudice des sanctions prévues par les statuts, le règlement intérieur de la FENI-LUTTES et le règlement intérieur de la Commission Centrale des Arbitres (CCA), les arbitres qui, par leur comportement et leur partialité, se rendent coupables d'actes susceptibles de provoquer des perturbations dans le déroulement de la compétition encourent les sanctions ci-après :
Avertissement :
Retard injustifié à une réunion technique ;
Non-respect de consignes administratives ;
Négligence dans l'exécution de ses fonctions.
Suspension :
Décision manifestement contraire au règlement ;
Refus d'exécuter les instructions de la Commission Centrale des Arbitres ; comportement portant atteinte à l'ordre et à la discipline ;
Manquements répétés malgré des sanctions antérieures.
Radiation :
Corruption pour influencer un résultat ;
Falsifier un document officiel ;
Participation à des combats arrangés ;
Fraude caractérisée ;
Violence physique ou actes portant gravement atteinte à l'honneur et à la crédibilité du Kokowa.
Article 31 : Sanctions contre certains acteurs du Sabre National
Sans préjudice des sanctions prévues par le statut général de la Fonction Publique, les Chauffeurs, les Gardes de corps, les Directeurs Départementaux des Sports, les Chefs de Division des Sports Régionaux, les Directeurs Régionaux des Sports (Chefs de Délégation Adjoints), les Chefs Traditionnels, les Chefs de Délégations Régionales, les membres des Sous-Comités du Sabre National et les membres du Comité National d'Organisation du Sabre National qui se rendent coupables d'actes susceptibles de provoquer des perturbations dans le déroulement de la compétition encourent les sanctions ci-après :
Avertissement :
L'entrée dans l'aire de combat sans autorisation ;
Le refus d'obtempérer aux consignes de la table technique ou de l'arbitre.
Suspension :
Après trois (3) avertissements ;
Les comportements ou propos irrespectueux à l'endroit des officiels techniques, des dirigeants, des encadreurs, de la presse, du public ;
Propos injurieux et agression physique à l'endroit des officiels techniques, la presse, les encadreurs techniques, les dirigeants, le public ;
Incitation des lutteurs à la révolte ou à la violence.
Ces sanctions sont prononcées par le Président du Comité National d'Organisation du Sabre National.
CHAPITRE IX : DISPOSITIONS ORGANISATIONNELLES DU SABRE NATIONAL
Article 32 : Les participants au Sabre National
Le Sabre National met en compétition quatre-vingt (80) lutteurs issus de la première phase. Chaque équipe est représentée par une délégation composée ainsi qu'il suit :
Dix (10) lutteurs (titulaires) ;
Un (1) chef de délégation ;
Un (1) chef de délégation Adjoint, le Directeur Régional en charge des Sports ;
Un (1) chef traditionnel ;
Un (1) chef de service régional des sports ;
Un (1) président de la ligue régionale de luttes ;
Trois (3) membres de la ligue régionale (dont le Secrétaire Général) ;
Un (1) directeur départemental des sports, du département ayant organisé les éliminatoires régionales ;
Cinq (5) présidents de district dont un ayant organisé les éliminatoires régionales ;
Un (1) entraîneur ;
Un (1) entraîneur adjoint ;
Un (1) Conseiller Technique Régional ;
Un (1) médecin ou tout autre soigneur qualifié ;
Sept (7) anciens lutteurs ;
Trois (3) griots ;
Un (1) garde de corps du chef de délégation ;
Un (1) « dogari » (sécurité chef traditionnel) ;
Un (1) « tchali - tchali » ;
Cinq (5) chauffeurs (un pour le bus, un pour le chef de la délégation, un pour l'adjoint du chef de la délégation, un pour le chef traditionnel, un pour le président de la ligue) ;
Un (1) apprenti chauffeur du bus.
Tous les détenteurs du sabre sont des invités d'honneur.
Article 33 : La réunion technique
La compétition est précédée d'une réunion technique à l'issue de laquelle le Secrétariat Général de la FENI-LUTTES et la Direction Technique Nationale procèdent à l'enregistrement des lutteurs engagés et au tirage au sort des combats de la matinée et de l'après-midi de la première.
La rédaction
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