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Culture

Pourquoi personne ne parle de cette tradition touarègue qui fait tant de vibrations dans la société ?

Précarité économique, jugements de la société, déséquilibres dans les textes de loi… La femme divorcée ou répudiée se retrouve fréquemment isolée, contrainte de retourner dans sa famille d'origine, parfois avec ses enfants

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Divorce au Niger : quand la répudiation brise les femmes, mais que la tradition touarègue célèbre leur liberté


Par la rédaction agenceacopa.com

Auteur : ABDOURAHAMANE Journaliste reporter

Mise en ligne: Ibrahim Rédacteur


Au Niger, quand un mariage se brise, ce sont bien souvent les femmes qui portent seules le poids de la rupture. Précarité économique, jugements de la société, déséquilibres dans les textes de loi… La femme divorcée ou répudiée se retrouve fréquemment isolée, contrainte de retourner dans sa famille d'origine, parfois avec ses enfants.


Dans la plupart des foyers nigériens, divorcer reste perçu comme un échec, une forme de déclassement social. Et le cadre juridique lui-même révèle une profonde inégalité entre les hommes et les femmes.


Deux poids, deux mesures devant la loi

Quand une femme souhaite mettre fin à son mariage, elle doit engager une procédure de divorce devant la justice, par voie de requête. Elle doit justifier sa demande, faire valoir ses motifs et suivre toutes les étapes prévues par la procédure.


Pour les hommes, c'est tout autre chose. La répudiation coutumière leur permet de rompre unilatéralement le lien matrimonial. Dans ce cas, le juge se contente de constater et d'enregistrer la rupture, sans véritable pouvoir d'appréciation.


Une tentative de conciliation est habituellement engagée dès la première audience, avec un délai d'apaisement pouvant s'étendre jusqu'à six mois.


Mais au-delà des textes et des procédures, la rupture conjugale reste avant tout une question de dignité.

Et c'est précisément là qu'une tradition touarègue vient bouleverser le regard habituel porté sur le divorce.


Chez certains Kel Tamajeq, la femme divorcée ne serait pas nécessairement cachée ou considérée comme une femme rejetée.


Elle peut être célébrée.

Mais comment ? Et pourquoi certaines communautés organisent-elles une véritable fête autour de sa liberté retrouvée ?


Suite dans la PARTIE 2.

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