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Sport
Lutte traditionnelle
21/12/2025 23:42
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Lutte traditionnelle
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63 vues
21/12/2025
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Quand le sport roi fait battre les cœurs des spectateurs et amateurs.
C’est un moment de communion nationale, où les arènes deviennent des théâtres d’honneur, de bravoure et de fierté régionale.
#ACOPASPORT #CHRONIQUE #N 1
Chaque édition de lutte traditionnelle au Niger ramène son lot de ferveur, de chants, de sable soulevé et de sueur versée.
C’est un moment de communion nationale, où les arènes deviennent des théâtres d’honneur, de bravoure et de fierté régionale.
Mais à mesure que les projecteurs s’allument, une question revient, lancinante : qui attire vraiment la lumière ?
On parle des favoris des régions. Ces noms qui reviennent chaque année, portés par la gloire, les titres, les sponsors et les médias.
Ils viennent d'Agadez, de Diffa, Tillaberi, Dosso, Maradi, Niamey, Tahoua et de Zinder. Ils sont puissants, expérimentés, charismatiques.
Ils ont conquis les cœurs et les trophées. Et c’est bien mérité. Mais pendant que l’on parle de leurs moindres gestes, que l’on analyse leurs techniques et que l’on prédit leurs victoires, d’autres lutteurs, venus d’autres régions, se battent dans l’ombre.
Ils s’entraînent avec la même rigueur. Ils rêvent de la même intensité. Ils montent dans l’arène avec la même foi. Mais leurs noms ne font pas la une. Leurs exploits passent souvent inaperçus.
Pourquoi ce déséquilibre ?
Parce que la lutte, étant le sport roi au Niger, est aussi une affaire de narration. Et trop souvent, cette narration est captée par les régions dominantes.
Les médias, les commentateurs, les sponsors suivent la vague. Ils misent sur les visages connus, les régions à palmarès. Et ce faisant, ils creusent un fossé entre les favoris et les oubliés.
Mais la beauté de la lutte nigérienne, c’est justement sa diversité. Chaque région a ses champions en devenir. Chaque village a son héros local.
Chaque arène, aussi modeste soit-elle, est un creuset de talent brut. Et c’est ce vivier qu’il faut révéler.
Il est temps que les écrits s’ouvrent à tous les horizons. Que l’on parle aussi des jeunes, des espoirs, et des résistants des différentes régions.
Que l’on suive les parcours atypiques, les ascensions silencieuses, les victoires inattendues. Car c’est là que se cache l’âme véritable de notre lutte.
Champion ou pas, chaque lutteur qui entre dans l’arène mérite qu’on écrit ou qu'on parle de ses exploits sur le terrain.
Et c’est à nous, chroniqueurs, journalistes, passionnés, de faire en sorte que la lutte ne soit pas seulement un spectacle de champions, mais un miroir fidèle de tout un peuple en mouvement.
✍Saratou B. (Stage)
La rédaction
Chaque édition de lutte traditionnelle au Niger ramène son lot de ferveur, de chants, de sable soulevé et de sueur versée.
C’est un moment de communion nationale, où les arènes deviennent des théâtres d’honneur, de bravoure et de fierté régionale.
Mais à mesure que les projecteurs s’allument, une question revient, lancinante : qui attire vraiment la lumière ?
On parle des favoris des régions. Ces noms qui reviennent chaque année, portés par la gloire, les titres, les sponsors et les médias.
Ils viennent d'Agadez, de Diffa, Tillaberi, Dosso, Maradi, Niamey, Tahoua et de Zinder. Ils sont puissants, expérimentés, charismatiques.
Ils ont conquis les cœurs et les trophées. Et c’est bien mérité. Mais pendant que l’on parle de leurs moindres gestes, que l’on analyse leurs techniques et que l’on prédit leurs victoires, d’autres lutteurs, venus d’autres régions, se battent dans l’ombre.
Ils s’entraînent avec la même rigueur. Ils rêvent de la même intensité. Ils montent dans l’arène avec la même foi. Mais leurs noms ne font pas la une. Leurs exploits passent souvent inaperçus.
Pourquoi ce déséquilibre ?
Parce que la lutte, étant le sport roi au Niger, est aussi une affaire de narration. Et trop souvent, cette narration est captée par les régions dominantes.
Les médias, les commentateurs, les sponsors suivent la vague. Ils misent sur les visages connus, les régions à palmarès. Et ce faisant, ils creusent un fossé entre les favoris et les oubliés.
Mais la beauté de la lutte nigérienne, c’est justement sa diversité. Chaque région a ses champions en devenir. Chaque village a son héros local.
Chaque arène, aussi modeste soit-elle, est un creuset de talent brut. Et c’est ce vivier qu’il faut révéler.
Il est temps que les écrits s’ouvrent à tous les horizons. Que l’on parle aussi des jeunes, des espoirs, et des résistants des différentes régions.
Que l’on suive les parcours atypiques, les ascensions silencieuses, les victoires inattendues. Car c’est là que se cache l’âme véritable de notre lutte.
Champion ou pas, chaque lutteur qui entre dans l’arène mérite qu’on écrit ou qu'on parle de ses exploits sur le terrain.
Et c’est à nous, chroniqueurs, journalistes, passionnés, de faire en sorte que la lutte ne soit pas seulement un spectacle de champions, mais un miroir fidèle de tout un peuple en mouvement.
✍Saratou B. (Stage)
La rédaction
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